Bagatelles pour mon journal : le stress, peut-être un désagrément de toujours
12 févr. 2025
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"Cette fatigue que l'on assimile aujourd'hui au stress, est sans doute aussi vieille que l'homme."1 J'adhère volontiers à cette affirmation. Cet anglicisme, issu de l’ancien français destresse, ne dissimule pas un sentiment comme l’anxiété ou l’angoisse, par exemple. Le stress est mécanique. Il survient quand l’organisme se trouve soumis à des pressions trop fortes, celles qui, hélas ! ne ménagent pas l’humain contemporain. Pourquoi aurait-elle épargné nos ancêtres soumis à des épreuves constantes de survie que nous ne connaissons pas (en tout cas pas de la même manière) ?
Cela se traduit par différents symptômes au niveau physique Il m’est arrivé d’avoir l’estomac noué pour de multiples raisons, les épaules tendues et raides, mal à la tête, une fatigue constante, des troubles du sommeil. Plus jeune, j’ai fait de nombreuses allergies, sans doute liées au stress. J’ai noté aussi des signes émotionnels comme la peur (généralement infondée), l’impatience envers autrui (jamais justifiée ou si peu), des sautes d’humeur accompagnées de scènes de colère dont pâtissait mon entourage, des troubles de mémoire qui m’énervaient beaucoup. J’ai même entendu qu’on pouvait perdre son sens de l’humour ; je crains que cela me soit arrivé…
D’une manière générale, je n’ai pas toujours – loin s’en faut –, diagnostiqué le mal. Pourtant, certains troubles du comportement auraient dû attirer mon attention, comme parfois la difficulté à me concentrer, ou alors des moments où les idées se bousculent, entraînant une certaine confusion mentale. Bref, comme beaucoup de mes contemporains j’ai dû apprendre à vivre sous tension en me trouvant souvent le jouet d’une peur incontrôlée ou d’une angoisse irraisonnée. Pour autant, je n’ai jamais eu recours au ginseng, car je déteste son goût…
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