« Pierre sy Languis » peut-on lire dans la cage d’escalier de l’ancienne prison de Saint-Maximin (Var). Le graffiti a été écrit au XVIIIe siècle, il est succinct et pourtant riche de sens.

Philippe Hameau et Fanny Lalande

La première et la troisième personne sont confondues comme si le détenu se regardait ou regardait son double. Le message est introspectif. Toutefois, le lecteur de cette phrase est lui-même impliqué dans l’action puisqu’il voit l’état dans lequel se trouve Pierre, auteur de l’inscription, comme s’il était question d’une co- présence. Le message est conatif : il inspire l’empathie. 

Voir plus : Graffitis carcéraux, ombres et lumières de l’enfermement des hommes (Actes des journées d’études)

 

Retour à l'accueil