Couverture de l'édition originale 

Au-delà du débat sur la réédition de classiques contenant des termes racistes ou discriminatoires, le nouveau livre du romancier américain propose une magistrale réécriture de Mark Twain, rappelant que l’essentiel n’est pas le respect d’une terminologie mais l’invention d’une langue.

Joseph Confavreux

 

« Chaque fois que je m’étais introduit clandestinement dans la bibliothèque, je m’étais demandé ce que les Blancs feraient à un esclave qui avait appris aux autres esclaves à lire. Que feraient-ils à un esclave qui savait ce qu’était une hypoténuse, ce que signifiait le mot “ironie” et comment épeler “rétribution” ? », écrit le narrateur du nouveau livre de Percival Everett, intitulé James et traduit par Anne-Laure Tissut aux éditions de l’Olivier.

Le romancier noir-américain, auteur notamment de Désert Américain, Effacement ou Blessés, a décidé de reprendre Les Aventures de Huckleberry Finn, publié en 1884 par Mark Twain et considéré comme un ouvrage fondateur de la littérature états-unienne, du point de vue de Jim, l’esclave qui accompagne « Huck » dans sa fuite le long du Mississippi.

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