p. 99-125

Dans le bal des lettres dansantes, une lettre s’isole. Ce peut être la première lettre de l’alphabet, le « A noir » de Rimbaud dans le sonnet des « Voyelles », l’aleph de Jorge-Luis Borges, première lettre de l’alphabet hébreu qui se trouve également dans les autres alphabets sémitiques. Ce peut être la dernière, le « z châtreur » que Roland Barthes fait siffler dans le titre du petit roman de Balzac, Sarrasine. Ce peut être « s », autre serpent sifflant sur les têtes, le « s » d’Hermès, redoublé dans le caducée, redoublé aussi dans le prénom et le nom de Salah Stétié, qui fait volontiers du caducée son propre emblème et rêve, en poète, entre savoir, science d’une part, sagesse, santé, subtilité et sourire de l’autre, sur le « s » du mot secret.1

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Notes de bas de page

1Salah Stétié, Hermès défenestré, Paris, José Corti, 1997, p. 270.

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Éditeur : UGA Éditions

Lieu d’édition : Grenoble

Publication sur OpenEdition Books : 29 mars 2019

ISBN numérique : 978-2-37747-113-3

Collection : Ateliers de l’imaginaire

Année d’édition : 1998

ISBN (Édition imprimée) : 978-2-84310-009-3

Nombre de pages : 256

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