L'édition sous haute surveillance durant l'Occupation. L'’Occupant table sur une politique alliant censure et propagande, rendue d’autant plus insidieuse et efficace qu’elle s’appuiera sur la collaboration d'éditeurs et d'auteurs
15 mai 2025/image%2F7030078%2F20250515%2Fob_3bf95b_20220823142556000000-1272.jpg)
Fichiers de la « liste Otto », liste des livres interdits à la vente par les Allemands
En introduisant censure et propagande, la Seconde Guerre mondiale interrompt l'élan éditorial des décennies précédentes. Les éditeurs français sont alors placés devant le dilemme de la Collaboration.
La crise de l’été 1939 et la déclaration de guerre à l’Allemagne, le 3 septembre, entraînent la mise en place d’un Commissariat général à l’information, présidé par Jean Giraudoux, et l’organisation d’un « contrôle préventif des publications par le service général d’information qui aura le droit de les interdire ». La conséquence la plus importante de cette censure de guerre est l’interdiction de la presse communiste, justifiée par la signature du pacte germano-soviétique. Dans l’édition dont l’activité est ralentie, la censure n’a guère à intervenir, les éditeurs évitant de publier des propos fascisants ou pacifistes, également interdits.