Comique, ironie, humour dans les écrits intimes de Stendhal
24 avr. 2025/image%2F7030078%2F20250424%2Fob_eb5bb0_200ugaeditions-9294-img01.jpg)
Il serait difficile, et peut-être stérile, de vouloir séparer des catégories esthétiques qui interfèrent sans cesse, même s’il est évident qu’elles ne sont pas synonymes : le comique est plus franc, l’ironie plus subtile, l’humour suppose davantage une distanciation par rapport à soi-même.1 En revanche, j’ai restreint mon corpus en centrant mon analyse sur les Souvenirs d’égotisme, sans pour autant exclure les autres textes, et sans me priver des références au Brulard et au journal. Mais il m’a paru intéressant de concentrer l’attention sur ce premier grand texte autobiographique de Stendhal, dont le titre même est marqué, comme on sait, à la fois par l’ironie et par une référence à l’univers anglais, patrie de l’humour, qui joue un rôle important dans ce récit.
2Effets de comique, ironie, humour, ces phénomènes mettent au premier plan, et c’est un de leurs intérêts, le rapport entre l’auteur et le lecteur en désignant, dans leur connivence, un troisième élément qui sera la victime immolée à cette connivence, et qui peut être soit un tiers, soit le héros lui-même par rapport auquel une distance est prise qui est le propre de l’humour. Mais comme, dans l’autobiographie, le narrateur et le héros sont le même individu, avec quelques années de différence, l’analyse nous permettra de pénétrer dans le mécanisme même de l’autobiographie.
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