Simone Follet. p. 379-383.

Sous la direction de Marie-Françoise Baslez, Philippe Hoffmann et Laurent Pernot

 

Les débats approfondis dont rend compte ce volume ont considérablement enrichi notre conception du genre autobiographique, et peut-être permis également de comprendre pourquoi l’Antiquité semble l’avoir si longtemps refusé. II est apparu clairement aussi qu’on ne peut parler de l’Antiquité en bloc, que la conception du monde s’est sensiblement modifiée de l’époque archaïque à l’Empire chrétien : place de l’homme dans le monde, régime politique, structure sociale, système de valeurs. Nous avons décelé assez tôt des embryons d’autobiographie ; l’environnement paraît, pendant longtemps, avoir été peu favorable à leur croissance, sauf peut-être dans le cas de personnalités exceptionnelles, et encore avec des précautions.

2En reprenant les trois éléments qui composent le mot « autobiographie », je voudrais tenter d’analyser ces freins qui ont retardé, pendant toute l’Antiquité, l’avènement d’un genre autobiographique aux structures formelles bien définies.

 

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