Le journal intime en littérature, en peinture et au cinéma. Écriture et plaisir
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Associer le journal intime au plaisir semble aller contre une idée répandue qui relie l’écriture diariste aux périodes de crises. Une tradition catholique liant le récit de soi à l’aveu des fautes1 et aux phases d’inquiétude existentielle a été investie dans diverses formes littéraires et artistiques : la tradition picturale de l’autoportrait, la poésie romantique du 19e siècle, le journal filmé moderne, entre autres, en témoignent. A l’opposé de cette tendance, je me propose d’étudier le plaisir de l’écriture diaristique dans trois œuvres appartenant à trois genres différents : la littérature, dans Permis de séjour 1977-1982 de Claude Roy2 , le cinéma, avec Journal intime de Nanni Moretti3 et la peinture représentée par Les Plus belles heures de Marie Claire Mitout4 .
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https://mcmitout.com/IMG/pdf/LE_JOURNAL_INTIME_EN_LITERATURE_final.pdf
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1 - Dominique Viart, « Un genre impossible », http://www.cndp.fr/revueTDC/884-73409.htm.
2 - Paris, Gallimard, 1983.
3 - Film italien, sélection officielle, Cannes, 1994.
4 - Les peintures sont publiées sur le site de Marie-Claire Mitout : Marie-Claire MITOUT, http://www.mcmitout.com. L’étude va se limiter à la première série de peinture de l’année 1990- 1991.