Par .   Année 1998  17  pp. 86-88. Fait partie d'un numéro thématique : Les foules au XIXe siècle.

 

Michelet n'a jamais écrit ses mémoires mais en a laissé beaucoup d'éléments : le « Mémorial » (de son enfance jusqu'en 1815) où il tentait de « faire moins l'histoire de (ses) actions, qui ont été peu de chose, que celle de (ses) sentiments et de (ses) pensées » ; le Journal qu'il écrivit en 1820, à 22 ans « (sa) vie jour par jour », sup¬ planté en 1822 par le Journal des idées et celui de ses lectures, mais rouvert en 1828 et tenu scrupuleusement jusqu'en 1873 ; enfin une monumentale Correspondance générale, éditée déjà jusqu'en 1855 par les soins de Louis Le Guillou. Beaucoup de ces éléments furent exploités autrefois par Gabriel Monod, ami et héritier de l'histo¬ rien, qui lui consacra, outre de nombreux articles, son cours au Collège de France de 1906 à 191 1 et plusieurs biographies (la première en 1875, la seconde en 1905, puis en 1923 La vie et la pensée de Jules Michelet, une somme qui s'arrête malheureuse¬ ment en 1852). D'autres biographies de Michelet existent bien entendu, mais aucune avant celle de Paul Viallaneix n'envisageait jusqu'ici l'ensemble de sa vie et de son œuvre avec un tel luxe de détails et à l'aide d'une connaissance aussi intime.

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