Écrire, récrire et réécrire chez Proust
27 mars 2025/image%2F7030078%2F20250327%2Fob_4d49ac_litteratures-74-small200.png)
L’article aborde la question de la réécriture – au sens de correction – dans une perspective de critique génétique et stylistique. On analyse certaines des corrections que Proust a portées sur les épreuves de Swann pour les comparer avec la version imprimée. On voit alors comment correction et création sont intimement liées : la réécriture est partie prenante de l’écriture, ou du style.
La notion de « réécriture » apparaît dans les années 70, avec les réflexions de Jean Ricardou sur le nouveau roman1, celles de Julia Kristeva sur l’« intertextualité2 » ou encore le livre d’Antoine Compagnon sur « le travail de la citation » ou « la seconde main3 » –, autant de notions que Gérard Genette formalisera comme il en est coutumier dans son livre Palimpsestes, avec les notions d’« hypertexte » et d’« hypotexte4 ».
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1 Jean Ricardou, Pour une théorie du nouveau roman, Seuil, 1971 ; Nouveaux problèmes du roman, Seuil, 1978.
2 Julia Kristeva, Le Texte du roman, Mouton, 1976 .
3 Antoine Compagnon, La Seconde main ou le travail de la citation, Seuil, 1979.
4 Gérard Genette, Palimpsestes, Seuil, 1982.
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References
Isabelle Serça, “Écrire, récrire et réécrire chez Proust”, Littératures, 74 | 2016, 43-52.
Isabelle Serça, “Écrire, récrire et réécrire chez Proust”, Littératures [Online], 74 | 2016, Online since 15 June 2017, connection on 27 March 2025. URL: http://journals.openedition.org/litteratures/532; DOI: https://doi.org/10.4000/litteratures.532