Par Caroline Muller
La pratique catholique de la confession a suscité l’intérêt des chercheurs en sciences humaines et sociales qui ont tenté d’en cerner l’évolution et les enjeux par le biais de sources normatives. De nouvelles perspectives de recherche s’ouvrent depuis quelques années : les sources du for privé permettent de renouveler notre savoir. Dans les journaux personnels des femmes, principal public du confessionnal au XIXe siècle, la confession apparaît comme une pratique paradoxale. Lieu de construction d’un rapport à soi, ce lieu où s’exerce l’autorité morale du confesseur ouvre aussi un espace de contestations et de négociations avec les normes, entre contraintes et libertés.

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Caroline Muller est agrégée d’histoire et doctorante en histoire contemporaine au Laboratoire de Recherche Historique Rhône Alpes (LARHRA/Université Lyon 2). Elle prépare depuis 2012 une thèse sur la direction de conscience en France dans la seconde partie du XIXe siècle, sous la direction de Bruno Dumons.

 

 

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