p. 301-326

S’il est un homme de lettres pour qui l’entreprise des « deux bichons » fait modèle, c’est bien Jules Renard (1864-1910). Ainsi n’a-t-on pas manqué de souligner que 1887 était à la fois l’année de parution du premier volume des frères Goncourt et celle inscrite sur la première page du Journal de Jules Renard, comme si la lecture de l’un avait incité à l’écriture de l’autre. Il serait sans doute hasardeux d’accorder un complet crédit à cette concordance chronologique, car rien ne dit que Jules Renard n’ait pas écrit pour lui-même avant cette date. Mais l’influence des deux frères demeure indéniable. Jules Renard reconnaît d’ailleurs sa dette à leur égard, tout en prenant soin d’affirmer son désir d’originalité. À Edmond de Goncourt, il déclare ainsi, en 1892 : « Ce qu’il faudra faire […] c’est la description de soi-même, comme vous faites celle des autres. » En septembre 1894, il énonce à part soi la même idée : « Les Goncourt ont dit ce qu’il fallait des autres ; ils n’ont pas dit ce qu’il fallait d’eux-mêmes. »

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Référence numérique du livre

Dufief, Pierre-Jean, éditeur. Les journaux de la vie littéraire. Presses universitaires de Rennes, 2009, https://doi.org/10.4000/books.pur.38887.
 
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Éditeur : Presses universitaires de Rennes

Lieu d’édition : Rennes

Publication sur OpenEdition Books : 19 septembre 2016

ISBN numérique : 978-2-7535-4693-6

DOI : 10.4000/books.pur.38887 

Collection : Interférences

Année d’édition : 2009

ISBN (Édition imprimée) : 978-2-7535-0980-1

Nombre de pages : 446


 

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