Au mitan de cette vie, il y a ces quelques jours dignes d’un scénario hollywoodien, qui vont l’orienter pour toujours et qu’il ne reniera jamais, bien au contraire. Diplomate en poste à Londres à la direction de la Mission économique française, l’écrivain, peut-être vexé par une « convocation » par un général de brigade à titre temporaire, membre du gouvernement français, de passage à Londres où il a refusé de se rendre le 9 juin 1940, refuse à nouveau, lors du retour du général de Gaulle, de rencontrer le « gaulleiter », lequel lui emprunte sa secrétaire pour taper l’appel du 18 Juin. Le 20 juillet, Paul Morand choisit de rejoindre Pierre Laval à Vichy. Très lié à sa fille, Josée de Chambrun, il sera de son cabinet au printemps 1942, avant d’être exfiltré en 1943 ambassadeur à Bucarest, à l’époque de « tracas famine patrouille », selon l’expression de Léon-Paul Fargue.
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