«Ootlin» de Jenni Fagan, enfers et contre tout. La narratrice aime les contes de fées et la voilà régulièrement dans la gueule du loup
09 févr. 2025Par Thomas Stélandre. Publié le 7 février 2025.
La romancière et poète écossaise publie un récit sur son enfance. L’héroïne Jenni est une parfaite petite Doinel, attachante et frondeuse, qu’on suit jusqu’à ce qu’elle trottine seule, punkette à Edimbourg.
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Jenni Fagan enfant
D’abord, le titre. «Ootlin, en écossais, c’est une de ces personnes bizarres qui ne trouvaient jamais leur place, une pièce rapportée qui ne voulait pas entrer dans le moule.» Pendant longtemps, Jenni Fagan n’a pas trouvé sa place, au sens propre comme au figuré. Séparée de sa mère à la naissance, en 1977, adoptée deux fois sans succès, elle a grandi ballottée de maisons d’accueil en foyers jusqu’à ses 16 ans, avec une trentaine de déménagements au compteur et d’effroyables maltraitances en chemin. Face à cela, drogues, délinquance, tentative de suicide et, in fine, une certaine issue trouvée dans l’art sous différentes formes, en commençant par la littérature.
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Jenni Fagan, Ootlin. Traduit de l’anglais (Écosse) par Céline Schwaller. Métailié, 368 pp., 23 € (ebook : 9,99 €).