Abdallah Aggoune, généraliste à Bougara, au sud d’Alger, raconte la difficulté de soigner des patients dans le déni. 

Propos recueillis par Abdallah Aggoune (Bougara, Algérie). Publié le 11 octobre 2020, modifié le 27 août 2021. 

Depuis trente-neuf ans, Abdallah Aggoune est médecin à Bougara, dans la wilaya de Blida, au sud d’Alger. Ancien fief des islamistes du Groupe islamique armé (GIA) pendant la décennie noire, la région est devenue, au printemps 2020, l’épicentre de la pandémie de Covid-19. Dans le journal qu’il a tenu pendant ces mois d’épidémie, le praticien a consigné ces journées d’angoisse, sa fatigue et la difficulté à soigner des patients dans le déni.

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