Par Béatrice Fraenkel

 

Traité d’arithmétique © Bibliothèque nationale de France

Au confluent de deux fonctions, identitaire et juridique, la signature est le résultat d'un processus historique de longue durée qui commence, en France, au 7e siècle et s'achève au 16e lorsqu'elle devient obligatoire. C'est Henri II qui, en 1554, par l'ordonnance de Fontainebleau, enjoint aux notaires de faire signer les parties contractantes « s'ils savent signer ».

Entre le 7e et le 16e siècle, les sociétés occidentales connaissent de profondes transformations. Parallèlement aux mutations économiques, religieuse ou politiques, les modes de représentation évoluent et les systèmes de signes. Ainsi, la période médiévale est à la source de puissantes pratiques sémiotiques : l'héraldique, loin d'être un amas de symboles réservés à la noblesse, forme alors un véritable langage iconique, utilisé par la société entière ; de même s'élabore au Moyen Âge la façon dont nous fabriquons et transmettons les noms propres : le patronyme héréditaire qui caractérise la société française actuelle. Enfin, les seings, les sceaux et la signature sont aussi des produits typiquement médiévaux.

Voir plus : https://essentiels.bnf.fr/fr/histoire/moyen-age/38b980c2-9165-4265-8377-660ba1a87c1a-societe-feodale-10e-13e-siecles/article/43f0766e-40fc-45c4-8388-a0770faffe0b-signer-et-valider-un-ecrit-moyen-age


 
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