Oui, en lisant Les orphelins, on retrouve une patte, une touche Vuillard. On perçoit une méthode d’écriture, un rapport à l’histoire, un exercice narratif commun, répété. Cette reprise n’est nullement due à un essoufflement ou à une mécanique, à une manière d’affronter l’écriture pour elle-même, comme tournant à vide. Non, au contraire, elle relève d’une esthétique, d’une conception globale des récits qui s’entraînent ou se complètent, sorte de palimpseste littéraire et, osons le mot, moral. Comme pour tous ses récits, l’écrivain manie une matière historique et documentaire, l’infuse et la reconfigure dans une forme de narration qui entremêle reconstitution historique et péroraison commentative et contextuelle qui s’imbriquent pour conformer une manière de raconter originale.

Voir plus : https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/01/27/histoire-des-revers/

Éric Vuillard | Les orphelins. Une histoire de Billy the Kid. Actes Sud, coll. « Un endroit où aller », 176 p., 20,90 €

 

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