Livre des morts au nom de la dame Ânkhesenaset. Bibliothèque nationale de France

Par Christian Förstel (BnF) Les essentiels

Le papyrus poussait en abondance dans les marais du delta du Nil et était employé dans tous les usages de la vie quotidienne. Lié à l'écriture égyptienne, il fut aussi le support des textes araméens, grecs, latins, arabes. Les plus anciens manuscrits retrouvés datent du IIIe millénaire et les plus récents (un texte arabe et une bulle pontificale) du 11e siècle après notre ère.

Plante répandue essentiellement dans le delta du Nil, le papyrus a fourni pendant longtemps, entre autres usages aussi variés que l'alimentation, le vêtement, la confection de cordes et le calfatage de bateaux, le support presque exclusif et en tout cas de loin majoritaire pour toutes sortes d'écritures en grec, latin, araméen, démotique, copte et arabe. Les limites chronologiques d'une telle utilisation sont difficiles à déterminer avec exactitude : un rouleau de papyrus non écrit à l'usage du mort a été joint à la tombe du vizir Hemaka à Saqqara dès le IIIe millénaire avant notre ère et le papyrus est encore utilisé dans une bulle pontificale du 11e siècle.

Lire plus : Le triomphe du papyrus

 

 

 

 

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