La devanagari est une écriture alphasyllabaire utilisée principalement pour le hindi, le sanskrit, le népalais, le marathi et d'autres langues indo-aryennes.​

Issue de l'écriture brahmi via l'écriture gupta, la devanagari apparaît vers le XIIe siècle en Inde du Nord, remplaçant progressivement l'écriture sharda. Son nom signifie « écriture divine des cités » (deva-nāgarī).​

Écrite de gauche à droite sans majuscules, elle comporte une barre horizontale supérieure (« potence ») reliant les caractères. C'est un abugida : 14 voyelles indépendantes et 33 consonnes (ka à ha), chaque consonne portant intrinsèquement un « a » (schwa), modifiable par des matras (diacritiques voyelliques). Le virāma supprime ce « a » pour former des ligatures consonantiques.​

Phonétique et cohérente, elle forme des akṣara (unités syllabiques) : consonne + voyelle ou cluster consonantique. Reconnaissable à sa ligne de tête, elle s'adapte au sanskrit ancien et aux langues modernes, avec des variantes régionales mineures.​

Officielle pour le hindi en Inde (langue la plus parlée) et le népalais, elle sert aussi au konkani, maithili ou bodo. Numérisée (Unicode), elle facilite l'apprentissage grâce à sa régularité 

Le hindi, langue officielle de l'Inde et la plus parlée (plus de 500 millions de locuteurs), emploie la devanagari comme écriture standard. Le sanskrit, langue classique et liturgique, l'utilise traditionnellement dans le nord de l'Inde. Le népalais, langue nationale du Népal, et le marathi (État du Maharashtra) sont aussi des utilisateurs principaux.​

D'autres langues indo-aryennes incluent le konkani, le maithili, le bhojpuri, le sindhi (bien que parfois en arabe modifié), le bhili et le nepalbhasa. Des variétés comme le bodo, le santali ou le dogri l'adoptent également, souvent comme script secondaire.​

Cette écriture alphasyllabaire domine en Inde du Nord et au Népal pour environ 600 millions de personnes, favorisée par sa phonétique régulière et son codage Unicode.​


 

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