L'épigraphe est une courte citation placée au début d’un livre ou d’un chapitre pour indiquer plus ou moins son contenu. En1883, Louis Nicolardot écrivait dans L’Impeccable Théophile Gautier et les sacrilèges romantiques : « C’est fâcheux que cette profusion d’épigraphes fasse seulement beaucoup de bruit pour rien. »

Pour l'épitaphe, je retiendrais ce vers de Louis Aragon : « Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard » (La Diane Française, 1946). Comment mieux résumer en effet le problème de l’être humain ? Nous passons notre vie à apprendre, notamment par l’expérience et, au bout du compte, à quoi sert cet acquis ? Et même si nous poursuivions plus longtemps notre course, nous serions toujours en retard d’un train voire de plusieurs, confirmant le constat un peu désenchanté attribué à Socrate : « Je sais que je ne sais rien », repris par Platon dans l’Apologie de Socrate auquel je préfère cependant le « Que sais-je ? » plus tranquille et plus confiant de Montaigne.

« L’épigramme funéraire est un antique moyen de donner à penser aux vivants. Par-dessus le mur du passé, elle peut transmettre la confiance et l’espoir. » Paul Éluard, Poésie ininterrompue (Épitaphes), La Pléiade, Gallimard, Tome II, p. 689.

 

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