Autobiographie. La Maison des rêves de Nora Hamadi : d'une enfance lumineuse à un présent de dégradation urbaine et répressive
09 janv. 2026/image%2F7030078%2F20260109%2Fob_3d70f0_download.jpg)
Le livre oppose une enfance lumineuse d'entraide, de culture et de rêves partagés – malgré la précarité – à un présent de dégradation urbaine et répressive, évoquant des événements comme les morts de Zyed et Bouna en 2005. La mémoire collective des banlieues y prime sur l'individuel, avec humour et réalisme, sans revanchisme. Nora Hamadi analyse comment les promesses
Écriture fluide, immersive comme un « roman-filmé », teinté de nostalgie heureuse et comique, le texte s'apparente à une enquête journalistique vivante. Réception positive pour sa quête authentique, saluée comme document sur l'histoire intime des HLM. Certains le lisent comme un appel à raviver les valeurs d'antan face à la stigmatisation persistante.
La Maison des rêves de Nora Hamadi, publié en 2025 chez Flammarion, retrace l'histoire intime d'une cité HLM de Longjumeau, la résidence de la Rocade, à travers le prisme autobiographique de l'auteure. Enfance heureuse partagée avec sa grand-mère dans un « village vertical » cosmopolite des années 1960-1990, marqué par la solidarité immigrée et un local créatif pour enfants, la Maison des rêves, où les gamins dessinaient librement leurs ambitions. Dix ans après la mort de sa grand-mère, Nora Hamadi y retourne pour interroger amis, famille et archives, confrontant nostalgie et déclin : disparition des associations, services publics évanouis, valeurs perdues.
Récit en deux temps : passé idyllique d'entraide intergénérationnelle et présent dégradé par l'abandon politique, évoquant les émeutes post-Zyed et Bouna en 2005. Enquête journalistique mêlant témoignages, souvenirs personnels et analyse sociale sur la relégation périphérique. Pas de complaisance victimaire, mais constat lucide sur l'ascenseur social brisé et l'ordre sécuritaire triomphant.
Exploration de la mémoire collective des banlieues, opposant rêves égalitaires d'enfance à la stigmatisation actuelle. Critique des politiques publiques ayant sacrifié espaces communs et espoirs collectifs au profit d'une gestion répressive. Appel discret à raviver solidarités d'antan dans ces territoires oubliés.