Poésie. Anne Brontë : redécouvrir une œuvre moins considérée parmi celles de ses sœurs plus célébrées
04 déc. 2025Par Irène de Palacio sur l'excellent site Anthologia
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"What, then, remains for wretched man ? […] Thankful for all that God has given, Fixing his firmest hopes on Heaven ; Knowing that earthly joys decay, But hoping through the darkest day"
Anne Brontë, "Vanitas vanitatum, omnia vanitas"
Céder au plaisir toujours renouvelé d’aller vers des voix oubliées, à contre-courant des modes et de ce que l’histoire littéraire a retenu, me mène à Anne Brontë, dont l’œuvre reste la moins considérée parmi celles de ses sœurs plus célébrées. Ses deux romans, Agnes Grey (1847) et The Tenant of Wildfell Hall (1848) occupent encore une place visible dans l’histoire littéraire, mais sa poésie reste en grande partie méconnue. En outre, les éditions récentes rassemblent souvent les poèmes d’Anne avec ceux de Charlotte et d’Emily, prolongeant la publication en 1846 des Poems by Currer, Ellis and Acton Bell. Un regroupement qui a malheureusement contribué à laisser la voix d’Anne dans l’ombre. Elle mérite pourtant d'être entendue — pas seulement comme un écho de ses sœurs, et sans l’établissement de parallélismes systématiques avec celles de Charlotte et d'Emily. A plus forte raison quand la poésie d’Emily continue d’être régulièrement éditée (y compris dans des traductions reconnues, telle celle de Pierre Leyris en France, publiée chez Gallimard) tandis que celle d’Anne reste quasiment absente du paysage éditorial.
Voir plus : https://www.anthologialitt.com/post/redécouvrir-anne-brontë