Il est d’usage de considérer que le théâtre doit être joué : une œuvre dramatique ne serait « complète » qu’une fois représentée sur scène. Prenant le contre-pied de ce jugement, les auteurs proposent ici une mosaïque de textes qui rappellent que lire le théâtre a son importance.

Commençons par dire que toutes les pièces ne peuvent être jouées sur scène : ainsi, la longueur « exceptionnelle » d’une œuvre comme Les Chastes et Loyales Amours de Théagène et Cariclée d’Alexandre Hardy (1623) la rend à proprement parler injouable. La publication assortie d’un paratexte facilite aussi la lecture des œuvres dont l’intrigue multiplie les rebondissements. Sommaville, l’éditeur du dramaturge Jean de Rotrou, fait ainsi précéder La Doristée d’un argument qui s’avère « un guide très efficace pour la lecture de cette pièce dont l’intrigue foisonnante fait surgir nombre de personnages au fil de la route et des rencontres ». Dans le cas de ces œuvres quasi romanesques, la lecture s’impose.

Voir plus : https://www.nonfiction.fr/article-12545-le-theatre-a-lepreuve-de-lecrit.htm

Pratiques et théories de la lecture du théâtre français des XVIe et XVIIe siècles. Anthologie critique. Sandrine Berrégard ((dir.)) 2025 Classiques Garnier 304 pages

 

Retour à l'accueil