Lexique. Ghostwriting
05 nov. 2025/image%2F7030078%2F20251105%2Fob_816688_lexique-241025.jpg)
Le terme anglo-saxon « ghostwriting », littéralement « écriture fantôme », désigne la pratique consistant à écrire du contenu pour le compte d’une autre personne, qui sera créditée comme l’auteur officiel du texte, tandis que le véritable rédacteur – le « ghostwriter » – reste anonyme et n’apparaît pas publiquement. Cette activité s’exerce dans de nombreux domaines : littérature (romans, mémoires, biographies), articles de blog, discours, publications sur les réseaux sociaux, livres professionnels, ou encore études universitaires. Elle vise généralement à pallier le manque de temps, d’expertise rédactionnelle ou d’aisance à l’écrit du commanditaire, tout en s’assurant d’obtenir un contenu de qualité, fidèle à la voix, au style et aux idées de la personne officiellement désignée comme auteur.
En français, l’anglicisme « ghostwriting » s’impose depuis plusieurs années, même si les termes « prête-plume » ou « écrivain fantôme » sont proposés, alors que l’expression ancienne « nègre littéraire » est désormais proscrite en raison de sa connotation péjorative et raciste. Cette pratique, parfaitement légale, suppose néanmoins discrétion et adaptabilité de la part du ghostwriter, qui doit souvent travailler en étroite collaboration avec le client pour « capter » ses attentes et ses idées. Le ghostwriting se distingue du copywriting par le fait qu’il s’agit d’une écriture attribuée à un tiers, tandis que le copywriting vise plutôt à promouvoir ou vendre un produit ou une marque. Dans certains secteurs, comme le domaine médical, le ghostwriting soulève aussi des enjeux éthiques lorsqu’il s’agit de publications scientifiques signées par des personnes qui n’en sont pas les véritables auteurs.