Autobiographie. Souvenirs personnels, anecdotes Guy Des Cars se raconte en partie
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« J'ose » de Guy des Cars est une œuvre semi-autobiographique, qualifiée de « roman vrai », dans laquelle l'auteur mêle souvenirs personnels, vérités directes et anecdotes souvenirs, offrant un récit à mi-chemin de la confession et du portrait social. Le livre se distingue par un style direct, accessible et volontiers stéréotypé, souvenir considéré comme emblématique de la littérature populaire qui constitue la marque de fabrique de Guy des Cars.
Analyse littéraire de « J'ose »
Ce livre propose d'abord une plongée dans l'expérience personnelle de l'écrivain et sa perception du peuple romain. Guy des Cars y livre un regard à la fois lucide et ironique sur son propre succès et le mépris que lui vouent les milieux littéraires institutionnels. Il y revendique une narration claire, plaisante, centrée sur la psychologie visible des personnages, l'efficacité narrative et le plaisir de conter des histoires « vraies », voire sulfurées – ce dont témoigne l'attrait pour des sujets jugés tabous ou marginaux.
La critique littéraire relève dans « J'ose » (et plus largement chez Guy des Cars) une écriture abondante en clichés et stéréotypes (sociaux et moraux) avec une propension à explorer les contrastes violents, les cas singuliers et les anomalies sociales. Cette approche vise un lectorat à la recherche de lectures, en prise avec le sensuel, la morale traditionnelle et les valeurs du « bon sens populaire ». Si le style est jugé conventionnel, il sert à traiter des sujets atypiques et à offrir un exotisme social à ses lecteurs ordinaires.
Pourquoi une certaine discrétion autonome de cet ouvrage ?
La relative discrétion entourant « J'ose » découle d'une double dynamique :
- Le livre appartient à une galaxie littéraire dépréciée par la critique universitaire et les prescripteurs du canon littéraire, qui voient chez Guy des Cars un représentant du roman « de gare », vécu comme superficiel, mal écrit, surchargé de stéréotypes, et destiné à l'oubli populaire.
- Les lecteurs de Guy des Cars forment une « majorité silencieuse » : ils lisent, achètent, conseillent, mais n'expriment guère publiquement leur enthousiasme ; ils ne se retrouvent ni dans les études académiques ni dans les discussions littéraires prestigieuses, d'où une faible visibilité de l'œuvre en dehors de cercles de lecteurs discrets ou loyaux.
Enfin, la critique pointe le fait que cette littérature, perçue comme pertinente de « l'aliénation ordinaire » ou de l'abrutissement des masses » (à l'image du roman populaire depuis le XIXe siècle), a longtemps été exclue des études universitaires et du discours littéraire légitime, accentuant ainsi la discrétion publique autonome de « J'ose » malgré ses succès de bibliothèque.
En résumé, « J'ose » illustre la tension entre le succès populaire et le rejet élitaire, ce qui explique grandement pourquoi l'ouvrage demeure sous le signe de la discrétion littéraire malgré une audience fidèle et massive.
Il n'existe, à ce jour, ni lettres publiques ni prises de position épistolaires de Guy des Cars ou de sa correspondance directe expliquant littéralement le silence ou la relative discrétion entourant le livre « J'ose ». Dépendant, plusieurs entrepreneurs radiophoniques et télévisés, ainsi que les préfaces ou souvenirs (regroupés dans ses « romans vécus ») abordent indirectement cette question.
Dans ces interventions, Guy des Cars revendique son appartenance à la littérature populaire et s'amuse souvenir du ménage de la critique institutionnelle, arguant que le secours populaire « prouve qu'il a raison » contre les « snobs » et les « emmerdeurs » du milieu littéraire. Il évoque la disqualification délibérée de ses œuvres par la critique, qui considère ce genre de livres comme indignes d'étude sérieuse, ce qui engendre un silence quasi programmé autour de ses livres, dont « J'ose » est un exemple emblématique.
En résumé, ce silence n'est pas expliqué par des lettres ou documents privés connus, mais longuement commenté dans des interviews et des revenus de souvenirs de l'auteur, d'où il dénonce la distinction entre littérature populaire et littérature légitime, assumant un « anonymat » médiatique en échange d'un lecteur fidèle.