SYLVIE SERPRIX

L’écrivaine canadienne Anne Carson n’a jamais délaissé la pratique des adolescentes d’autrefois de recopier dans de petits carnets des citations magnifiques glanées chez les grands auteurs. L’édition originale d’Atelier Albertine (Seuil, 2017), l’un des premiers textes qui l’ont fait connaître en français, reprenait d’ailleurs la forme du cahier d’écolier. Elle y consignait des notes formulées en marge de sa lecture de Proust, faite une demi-heure chaque matin pendant sept ans. Dans le « désert d’après Proust », ces remarques renouaient avec le temps heureux de ces matins en compagnie d’un livre, où l’on ne cessait de lever les yeux de la page pour graver dans sa mémoire une phrase, une image.

Voir plus : https://www.lemonde.fr/livres/article/2025/06/05/les-hommes-a-leurs-heures-perdues-d-anne-carson-le-feuilleton-litteraire-de-tiphaine-samoyault_6610688_3260.html?search-type=classic&ise_click_rank=5

 

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« Les Hommes à leurs heures perdues » (Men in the Off Hours), d’Anne Carson, traduit de l’anglais (Canada) par Fabienne Durand-Bogaert, L’Arche, « Des écrits pour la parole », 172 p., 19 €.

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