3 | 1997Jean Tricard. p. 43-50 

 

La tradition historiographique a longtemps opposé le « marchand du Moyen Âge » qui court les routes au « noble seigneur » qui passe sa vie dans son château, au milieu de ses terres et de ses paysans et ne les quitte que pour partir en croisade. Marchand aventurier d’une part, noble sédentaire de l’autre.

  • 1  On renverra aux travaux pionniers d’

2La recherche historique récente a plus que nuancé cette opposition simpliste. Elle a notamment montré que bourgeois et marchands de la fin du Moyen Âge, sans toujours renoncer aux voyages d’affaires, en laissaient les charmes et les dangers aux « jeunes » de la famille et de la compagnie et géraient de plus en plus leurs affaires – progrès des techniques financières et commerciales aidant – depuis leur ville et leur cabinet. On a parallèlement découvert que les aristocrates de la même époque abandonnaient souvent leur château pour la ville, la cour ou pour de grandes tournées à travers l’Occident pour parfaire leur éducation ou par goût de la guerre, de la politique et du pèlerinage.

Voir plus : https://journals.openedition.org/crm/2454

 

 

  • 1  On renverra aux travaux pionniers d’A. S
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