Le Grand Livre des coïncidences
19 avr. 2025/image%2F7030078%2F20250419%2Fob_71dd95_couv-coincidences-e1720102275961.jpg)

Cet essai oublié, lu et commenté, en son temps, par Einstein, Freud et Jung, est aujourd’hui présenté en français, sous le titre Le Grand Livre des coïncidences, rassemblant de larges extraits de l’original traduits et commentés par Hervé Lavergne et Raymond Clarinard. C’est l’occasion de découvrir un texte inclassable et un auteur qui ressemble plus à un personnage de roman qu’à un chercheur lambda. La savoureuse étude que lui consacre Hervé Lavergne le fait sortir de l’ombre.
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« Le Grand Livre des coïncidences » (La Loi des séries), de Paul Kammerer, traduit et édité par Hervé Lavergne et Raymond Clarinard, introduction d’Hervé Lavergne, Aux Feuillantines, « Dans la bibliothèque d’Arthur Koestler » , 360 p., 22,90 €, numérique 16 €.
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L’auteur
Le biologiste autrichien Paul Kammerer (1880-1926) ne fut nullement l’illuminé trop souvent caricaturé par une postérité injuste. Chercheur prodigieusement doué, il s’attacha à explorer avec rigueur des conjectures aventureuses, les angles morts de la science de son temps.
Ainsi crut-il prouver la théorie lamarckienne de l’hérédité des caractères acquis – un autre aspect selon lui de la sérialité. Soupçonné d’avoir falsifié ses expériences, il se suicida en1926. En 1971, le grand écrivain Arthur Koestler le réhabilita en démontrant qu’il avait été victime d’un complot ourdi par des confrères envieux. On soupçonne de nos jours qu’il fut le précurseur d’une branche de la science du vivant en plein essor : l’épigénétique.
Quant aux coïncidences, Kammerer considérait La Loi des Séries comme son testament, et le couronnement de son œuvre scientifique.