Issue du grec « kallos » (beauté) et « graphein » (écrire), le mot « calligraphie » désigne littéralement l’art de la belle écriture. Alors, tracer les lettres devient un acte esthétique, sublimant le message ou, au contraire, l’occultant.
En Europe, la calligraphie prend un nouvel essor au 16e siècle. Le développement du commerce, de la diplomatie, de la bureaucratie et de l’imprimerie multiplient et transforment les écrits. Répondant à une demande croissante, la diffusion de modèle gravés d’écriture participe d’un processus de normalisation et d’uniformisation auquel la typographie n’est pas étrangère.
Défini comme la « droite façon de former, lier, proportionner et ranger les lettres, les mots et les lignes [...] selon certaines règles » (Louis Barbedor, 1647), cet art d’écriture, que l’ambivalence du mot art fait osciller entre calligraphie et « technographie », ne laisse pas de mettre en question cette liberté de la plume tant louée au regard de la rigidité du poinçon. 
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