Correspondances d’écrivains, une gageure éditoriale ? Les deux extraits ci-dessous donnent le ton
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Deux des épistoliers parmi ceux dont il sera ici question, Noël Arnaud et Alain Robbe-Grillet, ont comme point commun d’avoir été des notuliers pour Critique et d’en faire état dans leurs correspondances. À Noël Arnaud qui venait, selon ses propres termes, de « publier dans Critique (no 166, mars 1961) une note – qui n’était pas qu’élogieuse – sur le livre de Marie Mauron : Berbiguier de Carpentras en proie aux farfadets », Raymond Queneau répond : « Cher Ami / Merci pour votre t[iré] à p[art] de Critique : si je comprends bien, c’est du Mauron pour les petites zoizos » (NA, p. 17). Quant à Alain Robbe-Grillet, c’est avec fierté qu’il annonce à Claude Ollier, le 15 mai 1951, qu’il a écrit, à la demande de Georges Lambrichs, une note au sujet du Coup de barre de Jean Cau : « Seulement Bataille a cru bon d’y supprimer un passage essentiel jugé irrespectueux envers l’intouchable mémoire du sacro-saint Raymond Roussel ; je ne sais pas encore au juste ce qu’il en restera. Le mot d’ordre demeure : “Dites pas de conneries !” » (NR, p. 68).
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