Eulogy on King Philip (1836) : William Apess et la subversion de l’historiographie américaine Fabrice Le Corguillé
29 mars 2025/image%2F7030078%2F20250329%2Fob_ba9cb8_logo-1.png)
DOI : 10.54563/gfhla.187
pages 31-53.
Socrate a eu son Platon, Charlemagne son Eginhard, Louis XI son Commynes ; dans l’Amérique du Nord amérindienne, le chef wampanoag Metacom ou King Philip (env.1639-1676) a eu son mémorialiste en la personne de William Apess.
Lui-même Amérindien, du peuple pequot, William Apess (1798-1839) se présentait comme le descendant direct de Metacom dans ses récits autobiographiques. En 1836, il rédigea un long panégyrique de son aïeul intitulé Eulogy on King Philip, d’abord conçu comme un discours destiné à être lu lors de conférences.
Depuis la fin du XVIIe siècle, la figure de King Philip était présente dans la littérature américaine, mais elle était souvent réduite aux deux stéréotypes répandus chez les Euro-Américains : soit une créature bestiale assoiffée de sang, soit un noble sauvage innocent destiné à disparaître face à l’avancée de la civilisation.
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Fabrice Le Corguillé, « Eulogy on King Philip (1836) : William Apess et la subversion de l’historiographie américaine », Grandes figures historiques dans les lettres et les arts [En ligne], 4 | 2015, mis en ligne le 23 janvier 2015, consulté le 29 mars 2025. URL : http://www.peren-revues.fr/figures-historiques/187
Auteur
Université de Bretagne Occidentale - HCTI