Marie-Annick Horel raconte la vie des prisonnières et de leurs «rondières» dans un «antimonde» dont elle a fait partie ­trente-sept ans durant. 

Par par Morgan Belouassaa. publié le 9 juin 2022 dans Libération.

 

«Nous côtoyons la souffrance du matin au soir, de la tombée de la nuit au lever du jour.» Marie-Annick Horel, 63 ans, a passé trente-sept années de sa vie auprès de femmes écrouées, parfois condamnées à de très longues peines. Au centre pénitentiaire de Rennes, dans l’engrenage d’une violence quotidienne, entre les bruits incessants des clés, les portes qui claquent ou les cris, elle n’a jamais su composer avec la brutalité carcérale. Au cœur de la prison des femmes, ma vie de surveillante, coécrit avec la journaliste et autrice Maria Poblete, narre le quotidien entre les murs de barbelés et dépeint le portrait de détenues qu’elle a côtoyées de près. Un document sans concessions qui lève le voile sur la dureté de son emploi de surveillante pénitentiaire et le manque de personnel. Un métier essentiel mais éprouvant, dévalorisé et mal payé, trop souvent oublié comme si toutes femmes dans ce monde à part étaient également des «parias».

Lire la suite : https://www.liberation.fr/culture/livres/au-coeur-de-la-prison-des-femmes-les-murs-dans-lame-20220609_46RQPXJ2TZF25OPPKIVGLGDCCA/

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Marie-Annick Horel avec Maria Poblete, Au cœur de la prison des femmes. Ma vie de surveillante. Tallandier, 221 pp., 18,90 € (ebook : 12,99 €).

 
 
 
 
Marie-Annick Horel raconte la vie des prisonnières et de leurs «rondières» dans un «antimonde» dont elle a fait partie ­trente-sept ans durant
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